mercredi 8 septembre 2010

D'acccord pour le match référence mais pas pour le "tout s'est arrangé"


Les Bleus ont l'esprit de contradiction ! Un jour de grève, ils n'auront pas chômé. Une victoire ! Et avec la manière ! Enfin ! Depuis le temps que l'on attendait cela ! Depuis 1937, jamais la France n'avait perdu 4 matchs d'affilée. 0-2 face à la Bosnie ce n'est pas rien, et le match référence est là. Le 4-3-3 de Laurent Blanc a fait beaucoup de bien et la défense se connait de plus en plus. En attaque le retour de Benzema a fait un grand bien ! Les certains positifs du matchs de vendredi ont été gardés et les joueurs ont écouté leur sélectionneur et ont pris des risques.
Mais bien sûr, ce n'est que la Bosnie, et un bilan ne se fait pas sur un match quelle qu'en soit sa qualité. Alors on ne peut pas dire que tout s'est arrangé que l'on va se qualifier et tout gagner. Même si les Bleus ont battu le favori du groupe, ils ne sont pas pour autant guéris. Ils sont plus offensifs et défendent mieux mais la chute de Valbuena en passant le ballon, à l'origine du second but montre bien que rien n'est encore fait.
Mais il leur fallait cela, pour la confiance. Blanc a pris les choses en mains, a changé la mentalité de l'équipe, a soudé les joueurs. Et pour être une belle et très forte équipe, c'est bien par là qu'il faut commencer !

jeudi 2 septembre 2010

R.I.P. Laurent Fignon



Pourquoi n'ai-je pas écrit cet article juste après l'annonce de son décès ? Parce que j'ai cherché ce que je devais écrire, quel long paragraphe je pourrai lui dédicacer. Puis je me suis dis qu'il n'y avait rien de mieux que de mots sortis du coeur par rapport à de longs discours.
Pour moi, Laurent Fignon restera comme un grand coureur cycliste ! Gagner deux fois le Tour de France (83-84) et une fois le Giro (89) n'est pas donné à tout le monde. Il aura gardé cette amertume des 8 secondes à cause desquelles il a perdu le Tour de France 1989, 8 secondes dans un contre la montre à cause d'un problème à la selle et de nouveautés technique qu'il n'a pas eues.
C'était un grand coureur qui n'aimait pas l'ensemble médiatique auquel le talent menait, ce qui l'a fait rendre encore plus médiatique. Il était réputé comme grognon mais ceux qui le connaissait le savait très sympathique et blagueur.
Il était franc, une grande qualité. Quand quelque chose n'allait pas, il le disait et expliquait pourquoi ; avec lui pas de langue de bois.
Il a combattu la maladie avec courage même s'il savait que le combat était perdu d'avance, il est resté fort comme il l'a toujours fait sur le vélo où il se donnait à 100% même quand il n'était pas en forme.
Il espérait qu'un Français prenne la relève et gagne le Tour de France, c'est tout ce qu'on lui souhaite.